Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 14:51
AVERTISSEMENT : LES FILLES, CET ARTICLE NE VOUS EST PAS RECOMMANDE !

Tout d'abord un petit retour en arrière sur ma vie sexuelle. Si je pense toujours avoir été attiré par les hommes, ce n'est que tardivement que j'ai eu ma première expérience physique ... qui a d'ailleurs eu lieu dans un sauna assez miteux et qui est aujourd'hui fermé.

J'habitais en plein centre de Paris, et un soir, après être passé devant ce sauna un paquet de fois, j'ai voulu franchir le pas : je n'en pouvais plus de ne voir que des photos ou des videos, il me fallait de la chair fraîche ! Après avoir demandé fébrilement un ticket d'entrée, me voilà donc de l'autre côté du rideau mystérieux, tiraillé entre l'excitation et l'angoisse de l'inconnu.
Bon les filles, si vous êtes arrivées jusque là, maintenant, vous arrêtez.


Je m'assieds dans le sauna, seul, rien ... Soudain, la porte s'ouvre : triplement de la fréquence cardiaque. Bon et puis là j'arrête de raconter comme si je me rappelais de tout dans les moindres détails, car ce n'est pas le cas. Je me souviens que la première fois, un type pas trop mal est arrivé et s'est assis pas trop loin de moi. On se regardait du coin de l'oeil en prenant soin de ne pas croiser nos regards, et là, cédant à une montée d'adrénaline (et/ou de testostérone), je lui lance : je peux te s... ? Il me répond "S .." mais trop tard, j'étais déjà sur lui, le pauvre était déjà sous l'emprise de mon indomptable gourmandise !

Je suis retourné deux ou trois fois dans ce sauna qui n'avait absolument rien à voir avec la photo que j'ai mise, mais dans lequel j'ai eu des émotions assez intenses et surtout ...  ai découvert les (délices) de la chair.

Par la suite, je suis passé au stade supérieur avec le célèbre sauna du boulevard Sébastopol. Et sexuellement aussi, c'est là que j'ai passé la vitesse supérieure en vivant ma première vraie expérience sexuelle. J'avais repéré dans le jacuzzi un petit mec brun, bien bâti, suffisamment poilu à mon goût (enfin du moins pour ce qu'on pouvait voir hors de l'eau). Je n'arrêtais pas de la regarder et au bout d'un moment, ça c'est vu et du coup il n'arrêtait pas de me regarder aussi, enfin bon le coup classique, on est monté dans une de ses charmantes petites cabines privatives et crac, malgré l'énorme truc qu'il me présentait, je me suis laissé faire, non sans une petite appréhension (d'ailleurs j'ai eu l'horrible impression pendant  3 jours d'avoir un bleu au ... enfin mal placé quoi).
On a échangé nos numéros de téléphones et on s'est revus une fois. Après avoir bu un verre (on est arrivé vers 19h au café) et bien discuté de nos expériences professionnelles et sexuelles, je regarde ma montre en pensant qu'il était 22h (on avait vraiment beaucoup discuté) : il était 1h30 !! le choc. Du coup je n'ai pas pu faire autrement que de l'inviter à dormir chez moi. Une fois la porte fermée, la bête qui est en mois resurgit et je lui saute à la braguette ...

Finalement, ça a tourné cours, vu qu'il a eu peur de me faire mal et qu'il était assez méfiant vis-à-vis des MST. Du coup, nouvelle expérience pour moi : passer la nuit dans les bras d'un beau mec !! Wouah, quel souvenir de sentir ce mélange de force et de tendresse bienveillante toute la nuit ! Le matin, petite gymnastique manuelle et hop tout le monde dehors. En partant, je l'ai repris dans mes bras, mais j'ai senti comme un recul (comment veux-tu, comment veux-tu que ...) et ce con ne m'a plus jamais reparlé : tant pis pour lui ! D'ailleurs je crois l'avoir revu récemment au sauna, enfin bon on s'en fout.

Bon tout ça, c'était avant mon aventure avec Martin. Avec Martin, comme je l'ai dit, ça n'a jamais été le feu d'artifice au lit. Et du coup, au bout d'un moment, d'une espèce de commun accord , on a ouvert le couple pour les plans Q. Un très bon ami nous a dit que ça lui paraissait un peu tôt dans une relation et je pense qu'il fallait déjà voir une faille dans notre couple, surtout qu'on a décidé ça non pas en disant explicitement qu'on était frustrés sexuellement mais que voilà si un jour, on voulait céder à une pulsion, c'était possible.

Un soir d'été, alors que j'étais seul à Paris, je suis donc allé au sauna et je suis tombé sur ... quasiment mon idéal masculin (d'un point de vue physique bien sur) : un magnifique Syrien poilu comme et là où il faut, pas trop grand, raisonnablement costaud, belle gueule mal rasée, belles mains viriles (avis aux amateurs !! si vous vous reconnaissez ou si vous avez ça en magasin, n'hésitez pas !!!). Et le coup de pot, il me repère et m'entraîne dans une cabine, quel pied !! Maintenant que j'y pense, il m'a même léché le trou du cul, encore une première pour moi. Ahhhhhhhhhhhh (soupir rêveur) ...

Le problème, c'est quand je suis arrivé la bouche en coeur au retour de Martin et que je lui ai raconté. Il s'est refermé sur lui-même et n'a rien dit pendant au moins un quart d'heure, repoussant mes câlins, bref ça le faisait pas. C'est d'ailleurs suite à cet événement qu'il a ouvert son blog de Martin.

C'est hallucinant, je me rends compte que j'ai eu un peu la même réaction que lui à l'annonce de la rupture : silence, comme pour accuser le coup ... Sauf que dans les deux cas, c'est moi qui me suis mis à pleurer !

Bon et depuis la rupture, j'y suis retourné une fois, pour me changer les idées. En fait je me suis rendu compte que je dissociais complètement le cul et les sentiments et que pour l'instant il y avait toujours eu incompatibilité entre les deux. Donc même si maintenant je suis encore très attaché à Martin, le canal cul est complètement libre et j'ai l'impression d'avoir la même sexualité que pendant notre aventure; par contre affectivement, c'est là que je sens un vide énorme, que dis-je un goufre.

Et donc au sauna j'ai rencontré un charmant monsieur qui me regardait m'extasier devant des ébats sexuels. Il m'a demandé si je voulais aller avec lui. On a fait ce qu'on avait à faire (j'avoue que j'ai bien apprécié !) et après, on a discuté ... j'ai découvert quelqu'un de très riche et sensible et pour une fois je n'avais pas envie de repartir tout de suite après le feu de l'action, mais je me suis senti bien avec lui. On s'est échangé nos numéros de téléphone, mais je ne sais pas ce que ça va donner, pas grand chose je pense.

Voilà pour mon premier article à caractère sexuel. Les filles, si vous avez lu jusqu'au bout, vous êtes dégoûtantes.

Elvino.




Par Elvino - Publié dans : Interdit aux filles !
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 21:57
Allez, après la séance déprime de "Sur le divan" une petite anecdote sympatoche pour rigoler un coup ! Vous l'avez bien mérité.

Cette après-midi, je glandais au boulot perdu dans mes pensées et histoire de faire quelquechose j'ai trié mes mails que j'accumule depuis un certain temps.

Je suis alors tombé sur un mail que j'avais envoyé à mon frère et dans lequel je lui relatais un épisode qui s'était passé chez mes parents. On était tous au salon (tous = mes parents, ma soeur et moi) à regarder Urgences tranquillement, mes neveux jouant eux-mêmes tranquillement à côté à je ne sais quel jeu débile dont les enfants sont très friands. Lorsque tout à coup dans l'épisode, ils parlent de sodomie.


Réaction immédiate du plus grand de mes neveux (11 ans à peu près à l'époque) : "ça veut dire quoi, sodomie ?" Un silence assourdissant enveloppa alors l'assemblée, suffisamment assourdissant en tout cas pour masquer les "glurps" des téléspectacteurs interloqués. Devant le silence persistant des grandes personnes et après deux tentatives, il abandonne au grand soulagement de tous.

Puis on entend des bruits de pages tournées rapidement. ça s'arrête brièvement puis ça repart dans l'autre sens et là, deuxième question piège : "ça veut dire quoi pratique du coït anal?" Bon, là ça devenait insupportable ! Du coup, le silence des grandes personnes est rompu par un "Tais-toi, on n'entend rien". De nouveau des bruits de pages tournées puis "hein ! ça veut dire quoi manipulation [sic] du coït anal, ça a un rapport avec l'accouplement et l'anus, mais c'est quoi ?".

Mon père lui a sorti une explication sur Sodome et Gomorrhe pour le calmer mais bon, le garnement n'était pas dupe j'en suis sur. Ah je vous jure la jeunesse d'aujourd'hui !!

Elvino.

PS : vous vous demandez certainement ce que vient faire cette photo d'un chat prostré dans un seau en plastique en plein milieu d'un article de fond sur la sodomie ? Et bien, une fois encore, c'est le résultat d'une recherche du Google-images avec le mot sodomie ...

Par Elvino - Publié dans : Mes anecdotes
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 20:55
AVIS AUX DEPRESSIFS ET AUX UTILISATEURS DE MACHINES : CET ARTICLE LEUR EST TOUT A FAIT DECONSEILLE !!

Aujourd'hui, Elvino a décidé de se dévoiler un peu plus, mais rassurez-vous, rien de choquant.
En fait, je voulais parler d'un événement qui a très certainement marqué ma vie et influencé mon comportement ou plutôt mes rapports avec les garçons.

Pas de truc sexuel, non, non, je ne me suis pas fait violer à 4 ans par un oncle pédophile. Bon j'arrête de dire n'importe quoi, parce que c'est sérieux.

A 8 ans, mon meilleur ami est mort.

Nous étions amis très proches depuis deux ans, et quand on n'a que 8 ans, deux ans c'est énorme, c'est un quart de sa vie entière. Ayant toujours été timide, je jouais souvent seul avec lui à la récréation, j'allais chez lui également et l'invitais chez moi (à l'insue de mes parents même parfois). Nous partagions les mêmes passions, il faisait déjà de la flûte au conservatoire et m'avait fait écouter un disque une fois chez lui; c'était une chanteuse, mais je ne me souviens plus de qui il s'agissait, peut-être même que c'était une chanteuse d'opéra (*). Finalement, nous avions un peu notre monde à nous deux, nous partagions beaucoup de choses jusqu'à notre prénom.

Et puis, au mois de septembre 1982, peu de temps avant la rentrée des classes, ma mère me dit qu'on a reçu une lettre de la mère de ce meilleur ami. Elle me la lit et je comprends qu'il s'est noyé pendant les vacances. Je n'ai pas d'autres souvenirs de la lettre, à part le mot "accident" qui m'avait laisser imaginer avant que la phrase ne soit finie qu'il devait être gravement blessé. Mais non, il était mort.

Pas de réaction, pas de larmes, pas d'explication, pas de tristesse. J'imagine que la nature est bien faite et qu'elle protège les enfants des douleurs trop fortes, mais peut-être suis-je un peu idéaliste là-dessus. Je me souviens être aller dans la chambre de mon frère et lui avoir dit : tu sais, Elvino est mort. Il m'a répondu qu'il le savait.

J'avoue ne pas trop me souvenir de ce qu'il s'est passé dans ma petite tête d'enfant de 8 ans mais il a du s'en passer.

mer-surface.jpg

Les années passant, ma timidité n'est pas allée en s'améliorant (il faudra pour que ça s'arrange un peu attendre les premiers coming-out) et tout au long de ma scolarité j'ai toujours eu un ami privilégié, un confidant avec qui je pouvais recréer un monde qui n'appartenait qu'à nous deux : des expressions, des personnages imaginaires, des blagues récurrantes.
A ce propos, je fait une petite pause émotion pour raconter une anecdote justement sur les personnages imaginaires. Quand j'avais à peu près 12 ans, j'avais inventé avec un de ces amis privilégiés un chien (une chienne d'ailleurs) qui parlait et qui avait la faculté de pouvoir voler dans les ailes en faisant tournoyer sa queue comme les pales d'un hélicoptère. Et figurez-vous que l'autre jour je suis tombé sur une épisode des Simpson où Ralph (le fils un peu attardé mental du chef de la police) se prenait pour un chien en aboyant et il disait justement qu'il pouvait voler dans les airs en faisant tourner sa queue (son appendice caudal, on est bien d'accord). J'ai été estomaqué qu'on m'ait piqué mon idée : merde alors, je devrais mettre des copyright sur mes névroses !

ralphwigom-copie-1.jpg
Bon allez, fin de la pause, on ressort les mouchoirs.
Je disais donc que suite à ce traumatisme d'enfance et jusqu'à mes études d'ingénieur, j'ai toujours eu ce fidèle compagnon que j'isolais peut-être malgré moi des autres élèves, de peur de le perdre peut-être bien. C'est arrivé une fois d'ailleurs d'en perdre un. C'était pour la rentrée des classes en seconde, mon meilleur ami que j'avais quitté en juin était là physiquement mais me fuyait. Il ne m'adressait pas la parole et détournait le regard quand j'essayais d'attirer son attention. Peut-être avait-il craint cette espèce d'exclusivité que j'exigeais de lui ? Ma première rupture finalement. Enfin, celle-la je l'ai très vite digérée. Je crois que ce que j'ai ressenti à ce moment, c'était la peur de me retrouver seul en classe et de révéler aux autres élèves que j'étais inintéressant et rejeté. Mais bon, j'ai toujours su retrouver quelqu'un que ce soit suite à une rupture liée au changement d'école des uns ou au changement de comportement des autres.

Et là, je ne peux m'empêcher de faire le lien avec mes relations amoureuses. Peut-être, si j'en ai le courage, écrirais-je un article sur mes amours impossibles avec les hétéros (il y en a eu deux principalement). Mais pour l'instant, la seule histoire d'amour que j'ai vécue avec un homo, c'est celle qui vient de s'achever avec mon ex. Est-ce que je n'ai pas vu en lui ce nouveau confidant, n'ai-je pas commencé à créer autour de nous deux cette espèce de bulle qui lui est devenue suffocante ? Est-ce que finalement je ne suis pas en train de revivre aujourd'hui ce traumatisme qui il y a presque 26 ans m'a arraché mon alter ego ? Une partie de moi est-elle morte en cette fin d'été 1982 ? Une petite rétrospective sur notre relation me dit bien des choses à ce sujet.

Elvino.

(*) vous verrez sans doute par la suite que je suis fan d'opéra







Par Elvino - Publié dans : Ma vie
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 21:35
Cet article sera sans doute plus court mais bon comme il est intello, ça vous soulegera aussi peut-être.
J'avoue être très fier du titre que je lui ai trouvé, ça sonne un peu comme le titre d'une tragédie de Corneille ou un truc comme ça, non ? En fait, ça n'a aucun rapport mais c'est plutôt une histoire de cul, ou plutôt de non-cul.
Pour tout vous dire, c'est le fruit d'une longue réflexion sur ma relation avec Martin, mon ex donc pour ceux qui ont râté les épisodes précédents. Certains d'entres vous auront sans doute suivi ses aventures sur son blog (à la con, vu que c'est là que j'ai appris que j'avais été remplacé par quelqu'un qui provoquait des érections intempestives à Martin ...). Ils n'apprendront peut-être pas grand chose de mon article.

Ce qui était criant depuis longtemps dans notre histoire m'est soudain apparu comme évident suite à une discussion avec l'un de mes nombreux correspondants téléphoniques de SOS amitiés.

Mais bon arrêtons de tourner autour du pot : notre relation avec Martin était devenue platonique depuis quelques temps puisque nous n'avions plus - désolé d'être cru - de relations sexuelles, mises à part quelques cochonneries par ci par là mais sans grande conséquence. Pourtant l'arrachement que j'ai ressenti quand Martin est parti ce premier jour de printemps 2008 m'a prouvé qu'il y avait quelquechose d'autre.  En relisant cet article, je me rends compte que c'est d'une platitude, désolé ... mais bon je voulais absolument caser mon titre quelque part.

Voilà tout ça pour dire qu'il n'y pas que le cul dans la vie mais que pour construire une relation amoureuse ad hoc c'est indispensable. D'ailleurs, certains m'ont dit être choqués par la primauté qui est parfois donnée au sexe dans un couple et pensent que le reste est plus important, quitte à faire des concessions sur ses propres désirs, appétit, etc.

Le pire, c'est que nous n'avons jamais parlé de sexe dans notre aventure. C'était un peu tabou et quand ça se passait pas super bien, il y avait un malaise sous-jacent, une culpabilité de mon côté également : merde, je ne lui ai pas donné de plaisir ou il ne m'en a pas donné, c'est pas normal. Pareil pour les envies, des fois, j'avais l'impression qu'on passait à l'acte pour accomplir un devoir conjugal bilatéral mais qui finalement ne contentait ni l'un ni l'autre. Mais ainsi, on pouvait se légitimer en tant que couple. Bon, sur ces derniers points je parle en mon nom (qui n'est pas le vrai d'ailleurs) mais ça ne m'étonnerait pas que Martin ait ressenti un peu la même chose.

Je vous avoue avoir cru un moment (sans trop y croire au fond de moi-même) à la viabilité d'une telle relation (platonique donc) avec Martin : à savoir, on s'aime bien, on habite ensemble, on fait de la musique ensemble, on baise pas mais on va folâtrer à droite à gauche pour echang10.jpg soulager les besoins naturels. Je ne sais pas si cela existe et / ou marche chez certains. Il est clair que chez nous ça ne pouvait pas marcher (mais bon il n'y avait pas que ça; cf. le blog de Martin, je pense qu'il détaille tout cela).

Voilà et bien maintenant le débat est ouvert, n'hésitez pas à contacter SVP pour nous soumettre vos questions ou opinions sur ce vaste sujet !

Elvino

PS : la photo est le résultat d'une recherche sur Platon sur Google-images, je suis tombé sur ça : Platon, le chat qui réfléchit.


Par Elvino - Publié dans : Mes amours
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /Mars /2008 18:54
"C'est dans c'est moments-là Romaine qu'il faut rebondir".

Je me suis inspiré de cette célèbre réplique de Romaine, chef-d'oeuvre cinématographique d'Agnès Obadia que nombreux d'entre vous connaissent certainement, pour me donner une direction de vie.

RomaineObadia.jpg
Et les amis justement y a rien de tel pour rebondir (surtout s'ils sont gros). C'est ainsi qu'hier j'étais invité chez Stéphane et Olivier (les noms sont brouillés : ça c'est un truc que mon ex faisait, du coup je fais pareil. Ainsi mon vrai nom n'est pas Elvino : j'espère que vous n'êtes pas trop déçus).

Stéphane et Olivier c'est un couple d'amis homos qui sont hyper précieux, notamment pour aider les potes dans les coups durs. Dans la série "j'appelle tous mes potes pour leur parler de mon largage", j'ai appelé Stéphane en espérant secrètement qu'il m'invite à passer un soir: heureusement ça n'a pas loupé. J'ai du être suffisamment pitoyable au téléphone pour qu'il se dise "je vais l'inviter pour lui remonter le morale" et j'assume complètement ! En même temps je n'avais vraiment pas à me forcer pour paraître pitoyable.

Me voilà donc invité pour samedi soir et un bonheur n'arrivant jamais seul, Stéphane avait aussi invité Géraldine, super copine homophile que je n'ai pas vue depuis un bail mais en présence de qui on peut dire des trucs du genre sucer ou trou du cul sans problème : je l'adore Géraldine! Stéphane étant chanteur lyrique, il m'avait demandé de passer plus tôt pour que je puisse l'accompagner dans quelques airs (en plus d'être un brillant ingénieur, je suis aussi accompagnateur de chanteurs lyriques, cf. un article à venir dans la rubrique "Boulot").

Donc je me pointe vers 17h30 après avoir pris mon courage à deux mains pour décoller de mon canapé dans lequel je n'allais pas tarder à recogiter sur des sujets à la con (au hasard ma rupture, le nouveau copain de mon ex, mais pourquoi pas aussi le prurit anal de Lady Palace).

Nous avons donc commencé à faire de la musique moi au piano et Stéphane au chant. Au début ça n'allait pas trop mal mais je n'avais quand même pas beaucoup d'énergie, puis il y a eu un moment où ça a été super dur : tout en jouant et en écoutant Stéphane chanter pour lui dire des trucs techniques, je gambergeais et repensait à mon ex que j'appellerai ici disons ... euh .... Martin (au hasard). La répétition a duré 2 heures et plus d'une fois j'ai failli lui dire que je n'en pouvais plus et que je préférais arrêter mais bon j'ai trouvé finalement l'énergie et la volonté d'aller jusqu'au bout.

Puis Olivier et Géraldine sont arrivés et nous les avons rejoints pour prendre l'apéro. J'étais alors vidé, angoissé, déprimé, nauséeux, bref tous les symptomes sympathiques qui accompagnent une rupture (côté largué je précise, j'imagine que côté largueur il n'y a rien de tout ça !) et sentais la soirée mal barrée. J'hésitais à prendre un apéro alcoolisé ne sachant trop l'effet que ça pourrait avoir sur un pauvre type dans mon état mais finalement je me suis lancé pour un pastis.

Et puis les conversations se sont lancées, chacun parlait de son boulot, de choses superficielles, etc. et je me suis dit un moment, finalement je ne vais pas pouvoir parler du sujet qui me taraudait tant : le prurit de Lady Palace. Non c'est une blague, ce n'était évidemment pas ce sujet-là, vous aurez corrigé de vous-mêmes. Et puis Stéphane a été à la cuisine et Géraldine a ouvert le vase de Pandorre : "et toi, comme ça va alors?". Et zou c'est parti. Je lui ai donc tout raconté depuis la rupture, jusqu'à la découverte de mon remplaçant. Tout cela avec cette espèce d'ivresse de se libérer ne serait-ce que le temps du récit d'un fardeau omniprésent et accablant. Et puis c'est les larmes, ou plutôt le sanglot compulsif, caché par mes mains collées sur mon visage. Encore ce sentiment de soulagement comme si en allant au plus profond de la douleur une partie de l'horreur était en train d'être purgée. Je sens alors la main de Stéphane et de Géraldine me toucher dans un geste de compassion, et je repense en écrivant ces lignes que c'est le même geste qu'a eu Martin en me quittant jeudi dernier en arrivant au train qui allait me l'arracher.

Bref, ça fait du bien par où ça passe.

Là-dessus s'est lancé un grand débat à quatre sur la vie de couple, la place du sexe dans une relation, le célibat, etc. enfin bon je ne vais pas rentrer dans les détails sinon ça serait trop long (et en plus j'ai perdu mes notes).

Puis je me suis senti super apaisé, comme s'il y avait eu un grand coup de chasse d'eau, mais en étant conscient que la cuvette n'allait pas tarder à se remplir de nouveau. Et alors on a pu aborder d'autres sujets, passer à autre chose, refermer ce chapitre, continuer.

Ont alors été abordées les problèmes de placements vocaux, cours de chant, productions lyriques, de six feet under, nip/tuck, etc. J'ai au passage appris que Simone que je croyais hétéro pour avoir une fille sortait maintenant avec Nadine, le choc !!! Mais bon, n'en parlez à personne. Enfin bon de toutes façons je m'en fous, j'ai encore brouillé les noms.

Et arrive le sujet super flippant qui nous a fait froid dans le dos avec Géraldine et qui jusitifie le titre de mon article. C'est en parlant de films d'horreurs (dont je suis très friand) que Stéphane nous a révélé la terrifiante aventure qui lui est arrivé récemment. Mais écoutez plutôt :


Un soir en rentrant du boulot, Stéphane décide de prendre un bain et pour écouter de la musique laisse entr'ouverte la porte de la salle de bain qui se trouve face à la porte d'entrée de l'appartement. Olivier, qui était dehors avec un ami devait arriver sous peu. Tout à coup, Stéphane entend la porte de l'appartement s'ouvrir et entend des pas. Il appelle alors "Olivier?" mais aucune réponse ne se fait entendre. Il doit avoir un casque sur les oreilles et doit ne pas avoir entendu, se dit-il. Puis il entend que des paquets sont déposés dans la chambre. Il appelle de nouveau mais toujours pas de réponse. Puis plus rien. Vingt minutes après, il entend de nouveau la porte d'entrée s'ouvrir cette fois-ci avec des éclats de voix et reconnaît celle d'Olivier de l'ami en question. Stéphane leur demande s'il ne sont pas déjà passés il y a vingt et c'est là que ça devient super flippant : et bien non ! ils n'étaient pas passés vingt minutes plus tôt. Panique à bord : mais qui est entré dans l'appartement sans répondre et en allant dans la chambre où aucun paquet n'a été retrouvé?

Quelques jours plus tard, même scénario : Stéphane prend un bain, seul, la porte s'ouvre, pas, aucune réponse aux appels et là c'est la panique, Stéphane est littéralement terrorisé et attend sans rien faire. Comme l'autre fois, Olivier arrive peu de temps après sans être passé auparavant à l'appartement. Le mystère n'a jamais été levé ...

Flippant, non ?

Bon mais tout cela nous éloigne de notre sujet préféré à tous : je veux bien évidemment parler de moi. La soirée s'est donc achevée dans cette ambiance de mystère et de surnaturel. La fatigue était alors très présente et déjà j'appréhendais le trajet retour jusqu'à chez moi, trajet qui avait été aussi le dernier que j'avais emprunté avec Martin.
Un taxi nous a rapproché Géraldine et moi jusqu'à Saint-Lazare juste à temps pour prendre le dernier train.

Bon, c'est un peu tristoune tout ça. Allez demain (ou après demain) je vous raconterai la soirée de demain que je vais passer chez d'autres amis.

Bises à tous

Elvino









Par Elvino - Publié dans : Ma vie
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 12:18
Bonjour tout le monde,

Et bien voila je me lance dans la grande aventure du blog ! il m'a fallu attendre un événement douloureux (je me suis fait larguer il y a 2 jours ...) pour franchir le pas.

Les articles ne seront peut-être pas très fun au début (... ou comment attirer des lecteurs !!) mais mon tempérament premier (pas trop sinistre je pense) reprendra vite le dessus.

Mon ex, puisque c'est comme ça que je dois le désigner depuis 2 jours, tient un blog depuis un bout de temps et je n'y suis jamais allé ... jusqu'à hier. Et j'aurais mieux fait de m'abstenir vu que j'y ai découvert fortuitement que j'avais été remplacé ... Du coup, pour exorciser la douleur, j'ai écrit un article que je lui ai demandé de mettre sur son blog, j'y raconte en gros ce que je ressens et je dis (pour résumer) que malgré tout ça, c'est quelqu'un de bien.

Donc ça c'est pour décrire le contexte de la création de mon blog.

Par la suite, je compte bien aborder des thèmes aussi fous et improbables que : ma vie, ma vie professionnelle, ma vie sexuelle, ma vie musicale et tout autre thème racoleur qui ne manquera pas de rameuter des foules de  lecteurs assidus  je n'en doute pas.

Et voilà c'était mon premier article. Bienvenue à toutes et tous !

Elvino

PS : pour le design, ça viendra après ... je découvre petit à petit.
Par Elvino - Publié dans : Ma vie
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